Johnny Friedlaender  
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Biographie de Johnny Friedlaender.

1912. Gotthard Joachim Friedlaender dit Johnny Friedlaender naît le 21 juin à Pless (Pszczyna). Son père est pharmacien. En 1912, la famille doit partir pour Breslau (Wrocla).

1921 à 1928. Entre au Gymnasium de Breslau en 1922.

1929. Réussit à se faire renvoyer du lycée, falsifie sa date de naissance pour entrer à l'Académie des beaux-arts de Breslau. Intègre très vite les Meisterklasse de Carlo Mense et Otto Mueller, deux maîtres du mouvement expressionniste.
Au cours d'un séjour à Paris, il rencontre Fernand Leger. Retour à Breslau, premiers essais d'eau-forte et de lithographie.

1930-1931 S'installe à Dresde. S'inscrit au parti communisme. Premières expositions à la Galerie J. Sandel et à la maison des artistes. Commence vraiment la gravure.

 
1931-1932 Séjourne à Berlin quelques mois où il pense devenir metteur en scène.

Retour à Dresde. Rencontre sa future femme, Helfrida Wenzel (dite Fid), jeune actrice engagée. Crée avec d'autres amis une troupe de théâtre, et appartient à l'association des artistes révolutionnaires d'Allemagne. Se lie avec de nombreux artistes, au café Zuntz notamment, et découvre l'art de Käthe Kollwitz et d'Otto Dix.

1932. Séjour de deux mois à Prague.

1933. Retour à Dresde en janvier. Dénoncé comme opposant au régime, il est envoyé à la forteresse de Hohenstein. En décembre, faute de témoins, il est amnistié.

1935-1936. En septembre, s'enfuit en Tchécoslovaquie, à Morawska-Ostrawa. Première exposition personnelle de gravure.

1936-1937. En décembre 1936, gagne Saint-Louis (Haut Rhin) via l'Autriche et la Suisse. N'est pas autorisé à rester en France et rejoint La Haye. Première exposition personnelle importante de gravures et d'aquarelles à la Maison de la paix. Dénoncé comme artiste dangereux dans un journal nazi, il part pour Paris.

1937. Entré en France en juillet grâce à un visa temporaire pour visiter l'exposition universelle, il y admire Guernica. Il obtient le statut d'"étranger bénéficiaire du droit d'asile". En septembre, s'intalle impasse du Rouet, dans le quatorzième arrondissement où loge également le peintre Hans Reichel.

1938. Avec le groupe Mouvement (Reichel, Zorndt, etc,) expose à la galerie Matières. André Lhote le mentionne dans la Nouvelle Revue Française. Rencontre Gaston Diehl, Emmanuel Berl et Paul Chadourne, rédacteur en chef de Marianne, et collabore à cette revue.

1939. Arrêté en septembre au stade de Colombes (comme réfugié allemand) alors que sa compagne Fid, est prise lors de la rafle du Vel d'Hiv, il est transferé dans différents camps d'internement (Meslay du Maine, Vidauban, Les Mées, Les Milles).

1939/43. Engagé volontaire dans une unité de l'armée anglaise, se retrouve finalement à Marseille, où les Dominicains le protègent et lui commandent des affiches. rencontre à Marseille, au café Le Bruleur de Loups dans le vieux port, des réfugiés, artistes et intellectuels, parmi lesquels Paul Eluard, Marc Chagall, André Breton et Arthur Adamov.

 
1944. Après la Libération il demeure une année dans les Basses-Alpes où il réalise un cycle de douze gravures, Images du Malheur pour l'éditeur Sagile. Illustre quatre livres des Frères Tharaud membres de l'Academie Française.

1944/45. Revenu à Paris, il s'installe impasse du Rouet. Travaille alors pour plusiers revues, dont Cavalcade, Carrefour... Se consacre pricipalement à la gravure sans abandonner pour autant l'aquarelle.

1946. Participation au deuxième Salon de mai à l'invitation de Gaston Diehl.

1948. Ses rêves cosmiques (le titre est de Christian Zervos) sont réunis en un album par les éditions L'Equipe, accompagné par un texte de Gaston Diehl. Voyage au Danemark et exposition à la Galerie Birch de Copenhague. Se lie d'amitié avec le paintre Nicolas de Staël. Mariage avec Fid.

1949. Sur la recommandation de Christian Zervos, première exposition à la galerie La Hune. A cette occasion, Zervos lui consacre une page dans sa revue Cahier d'Art. Treize gravures accompagnées de poèmes de Paul Eluard paraissent aux éditions La parade. Ouvre un cours de gravure avec Flocon dans l'atelier de l'Ermitage, rue Saint Jacques, chez le maître-imprimeur Georges Leblanc. Amitié pour le graveur Jacques Villon ainsi que pour le peintre Roger Bissière.

1951. Expose au musée d'Art moderne de Tokyo, au musée de Neuchatel, au Kunstmuseum de Lucerne et au musée Rath de Genève.

1952. Naturalisé français. Il ouvre son cours personnel de gravure impasse du Rouet et travaille pour de nombreux éditeurs à Berne, Stockholm, Paris et Zurich. Participe à l'Exposition internationale de Tokyo. La chalcographie du Louvre acquiert l'un de ses cuivres. Lors de son premier retour en Allemagne, s'arrête à Colmar pour voir le Retable d'Issenheim.

A partir de 1952, nombreuses expositions dans des galeries à travers le monde : Stockholm, Zurich, Rome, Amsterdam, San Francisco, New York, Washington, Luxembourg, Bogota, Götteborg, etc.

A partir de cette année, la couleur entre dans les gravures de Friedlaender.

1953. Rencontre Yvan et Claire Goll, ainsi que Hans Bellmer. Il est invité à enseigner à Zurich. Expose au Museu de Arte Moderna de Sao Paulo, au musée de Neuchâtel et au Palazzo Belle Arti de Turin.

1954. Fait connaissance de Brigitte Coudrain qui s'inscrit à son cours. Christian Zervos lui consacre à nouveau une page dans cahiers d'Art. Expose au musée d'Art et d'Histoire de Genève.

1953. Voyage en Italie, Allemagne et Yougoslavie. Prix Jhakopice à la première exposition internationale de gravure de Ljubjana. Participe à la Biennale de Sao Paulo.

1956. Rencontre Jean Cassou. Expose au Museum of Art de Cincinnati et à l'Art Colony Museum de Cleveland.

1957. Reçoit le Prix Kamakura à la Biennale de Tokyo. SOn atelier de gravure est tranféré impasse Coeur de Vey dans une partie de l'imprimerie Desjobert. Rétrospective (1949-57), organisé au Jacopicev Pavillon à Ljubljana et exposition au Kupferstichkabinett der Staatliche Museum de Berlin.

1958. Prix Bianco e Nero à la Biennale de Lugano. invité à la Biennale de Venise pour représenter la gravure française au pavillon français. Exposition au musée Alleheiligen à Schaffhouse, première exposition d'aquarelles à la galerie parisienne La Hune.

1959. Envoyé en mission par l'Unesco au musée d'Art Moderne de Rio de Janeiro pour y ouvrir un atelier de gravure et y exposer, André Malraux, Ministre des Affaires culturelles, lui rend visite à cette occasion.

 
1960. Une rétrospective des années 1949-60 est organisée au Städtischen Museum en association avec la galerie Schmucking de Braunschweig. Expose aussi au Kunstverein de Cassel.

1961/66. Expositions dans des galeries et des musées à Londres, New York, Bologne, San Francisco (1963), Sao Paolo, Cincinnati (1961), Buenos Aires, Bruxelles, New York, Ljubljana (Biennale Internationale de 1963), Tokyo (1964), Jerusalem, Schaffhouse, Lübeck, Zurich, Paris, Berlin (1965), Salzbourg, Haïfa et Buenos Aires (1966). En collaboration avec le compositeur Carl Orff, fait paraître l'album Exercices (Manus Presse).

1966. Reprend la peinture qu'il avait abandonnée depuis 1940. Il est nommé professeur à l'Academie d'été de Salzbourg.

1967. Nommé Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres. expose au Kunstverein de Salzbourg, au Leopold Hoesch Museum de Düren et au Cincinnati Art Museum.

1968. Voyage à Puerto Rico, New York et Washington à l'occasion de ses expositions. Acquiert une maison en Bourgogne, avec un atelier.

1969. On lui décerne la Croix du mérite de la RFA 1ere classe. Voyage aux USA et séjourne à Mexico, expose à Hambourg, Paris, Bale et Cracovie. Les poèmes Stèles, de Victor Segalen, sont illustrés par Friedlaender. Le livre reçoit à cette occasion un prix.

1971/72. Voyages et expositions à New York, Buenos Aires (1971), Hambourg, Nuremberg et Lausanne (1972).

1973. Les éditions Schmucking à Braunschweig publient le premier Catalogue raisonné de son oeuvre gravé de 1930 à 1972, comprenant 477 numéros.

1974. La télévision française réalise un film sur Le graveur Frielaender (la télévision allemande lui consacrera également un film l'année suivante. Exposition Hommage à Friedlaender au cabinet des Estampes des musées de Strasbourg, à la bibiothèque municipale de Mulhouse dans le cadre de la première Biennale Européenne, à la Bibliothèque municipale de Colmar.

1975/77. Expositions dans les musées de Bruxelles (1975), de Tel Aviv (1976), et de Haarlem (1977). Cette même dernière année est organisée une rétrospective au Stätichen Museum à Braunschweig en liaison avec la Galerie Schmucking qui publie le Catalogue raisonné numéro n°2 1973-1976 comprenant 105 numéros.

1978. Devient Officier des Arts et Lettres. Le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris présente une rétrospective de l'oeuvre gravé (1948-1978) et un choix de peintures et de tapisseries.



1980. Premiere rétrospective en Allemagne de l'Est au Staatliche Kunstsammlungen, Kupferstichkabinett, à Dresde où sont exposés des gravures, des dessins et des peintures.

1982. Prix Lovis-Corinth à Regensbourg. Parution du troisième Catalogue raisonné 1977-1981 (Schmücking) comprenant 123 numéros.

1982/88. Nouvelles expositions dans les musées de Finlande, en France à Caen (1982) et au Luxembourg (1984. Rétrospective pour son 75ème anniversaire à la Kunsthalle de Breme : gravures, dessins, aquarelles, peintures (1987, et au Mönchehaus de Goslar (1988) à l'initiative de Brigitte Coudrain.

1988. Mort de sa femme Fid. Parution à Kredfeld du quatrième Catalogue raisonné (Peerling).

1990. Membre de l'academie Royale des Beaux-arts de Belgique.

1991. Dans le cadre de la Biennale de Venise, participe à l'exposition "Quatre grands maîtres de la gravures contemporaine".

1992. Reçoit la médialle Paul Strecker à Mayence.
Décede à Paris le 18 juin.
Don au musée de Dresde de 150 gravures. Rétrospective à la Chancellerie à Bonn en mai.

1994. Double exposition au couvent des Cordelliers à Paris et au Goethe Institut.

1995. Deuxième donation au musée de Dresde (peintures, dessins et gravures).

1996. A l'initiative de Brigitte Coudrain, donation au musée d'Unterlinden de Colmar

1998. Donation à la Bibliothèque Jacques Doucet à Paris à l'initiative de Brigitte Coudrain.

1999. La galerie Peerlings publie à Krefeld la cinquième tome de catalogue raisonné de l'oeuvre gravé (1988-1992) comprenant 33 numéros.

2000. Exposition à Braunschweig et à Trèves.

2001. Deuxième donation de gravures inédites au musée d'Unterlinden de Colmar par Brigitte Coudrain.